Un terrarium avec mes dix petits doigts !

Les terrariums, ce sont des mini-jardins / mini-forêts en pot que l’on fait pousser chez soi. Pour les plus aboutis, c’est-à-dire ceux qui rassemblent les meilleures conditions de culture, ce sont carrément des petits écosystèmes autonomes qui ne demandent pas (ou très, très peu) d’entretien !
Depuis quelques temps, les terrariums fleurissent sur les étals de nos jardineries. S’ils ont conquis nos cœurs, peu d’entre nous savent néanmoins qu’il est facile d’en créer soi-même.
J’ai récemment entrepris de réaliser mon troisième terrarium « maison », je vais vous décrire les différentes étapes !

Un petit flash-back

Il s’agit, donc, de mon troisième terrarium. Quid des deux premiers ?

Et bien, le terrarium n°1 se porte à merveille. Il ne renferme que des fittonias. Ce sont des plantes très faciles à entretenir : tant qu’elles ont l’air d’aller bien, il n’y a strictement à faire pour qu’elles soient heureuses. Si elles perdent en vitalité et en tonus jusqu’à finir ramollies comme un plat de nouilles (le mieux, c’est encore de ne pas les laisser aller jusqu’à ce stade), c’est qu’elles ont soif. On arrose alors et on ré-humidifie l’air du terrarium à l’aide d’un brumisateur. Le lendemain, elles sont redevenues belles comme au premier jour ! A mon sens, ce sont les plantes parfaites pour les jardiniers en herbe (comme moi) (note le jeu de mots ! Je me trouve tout à fait hilarante) : elles n’ont pas besoin de soins trop compliqués et savent signaler leur besoin en eau.

En ce qui concerne le terrarium n°2, je me situe à l’extrémité diamétralement opposée sur l’échelle de la réussite. J’avais entrepris de cultiver un terrarium de plantes succulentes, et je dois avouer que les succulentes et moi, nous ne nous sommes jamais comprises. Je pense les avoir trop arrosées pendant un certain temps, puis trop peu par la suite. Mon terrarium contenait six jolis petits spécimens différents de succulentes, tous sont morts les uns après les autres. Je ne réitérerai pas l’expérience de sitôt.

Mon terrarium, étape par étape

Tout d’abord, un point sur le contenant.
Comme vous pouvez le voir, mon bocal est ouvert (sur le devant, et sur le dessus), il ne permet donc pas de maintenir l’humidité. Je ne peux pas créer dans un tel bocal de terrarium autonome (pas avec des plantes qui aiment l’humidité en tout cas). A cause des ouvertures, la perte en eau est bien trop grande : il faudra arroser et humidifier mon terrarium régulièrement.
Ensuite, ce bocal n’a pas un fond troué : il ne permet pas l’écoulement d’un éventuel surplus d’arrosage. La première étape va donc être de déposer une couche de pouzzolane afin d’assurer un bon drainage. Il faudra tout de même que je sois raisonnable lorsque j’arroserai mon terrarium, pour ne pas noyer mes plantes.

Dépôt d’une couche de pouzzolane dans le fond du bocal

L’étape n°2 serait d’ajouter sur tout le pourtour du bocal du gravier blanc et noir, afin de créer des strates pour un joli aspect extérieur. J’ai volontairement omis cette étape : mon pot n’est pas très profond, je préfère réserver le maximum de sa profondeur au substrat pour mes plantes.

Etape n°3 : installer mes plantes dans mon bocal ! C’est de loin l’étape qui prend le plus de temps.
Il existe deux solutions :
– la première consiste à d’abord placer une bonne épaisseur de substrat dans le bocal, puis à creuser des puits pour y insérer les plantes et leur motte
– la seconde (que j’ai choisie) consiste à d’abord placer les plantes et leur motte, puis à ajouter du substrat tout autour.
J’ai choisi d’habiller mon terrarium d’un ficus microcarpa, de deux fittonias et d’un bégonia.
Je sais de source sure que les fittonias et les ficus microcarpa peuvent cohabiter au sein d’un terrarium. Dans la mesure où je m’en sors bien avec les fittonias, je compte m’en servir de jauge : je me baserai sur ces deux plantes pour savoir quand arroser mon terrarium, et je croise fort les doigts pour que le ficus soit heureux et que ses besoins en eau s’accordent réellement avec ceux des fittonias. Le bégonia en revanche, c’est Ben qui l’a choisi pour sa couleur, je dois bien reconnaître qu’on y va au petit bonheur la chance avec cette plante. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi de la mettre près de l’ouverture du bocal : si elle venait à mourir, ce serait plus facile de la remplacer.
Avec un bocal qui aurait une grande ouverture sur le dessus, vous pourriez placer toutes vos plantes en même temps, puis compléter avec du substrat. Avec mon bocal, c’est peine perdue ! J’ai dû procéder en deux étapes : je n’ai installé les deux plantes de devant que lorsque les deux du fond était bien callées.
En ce qui concerne le substrat, ma source m’indiquait de m’orienter vers un mélange [2/3 terreau – 1/3 sable de rivière]. Le sable permet de rendre le sol plus drainant.
Si cette troisième étape est longue, c’est parce qu’il faut réellement prendre son temps pour ajouter suffisamment de substrat autour des mottes, le tasser convenablement, vérifier que les plantes sont bien maintenues, etc… On gagne du temps avec un bocal qui s’ouvre sur le dessus (plus facile à manier).Dernière étape : lorsque chaque plante est ainsi « rempotée », on arrose délicatement et avec parcimonie son terrarium. Pour ma part, afin d’éviter qu’il n’y ait trop de traces de calcaire sur le verre, je vais arroser avec de l’eau minérale. Je me servirai d’un brumisateur pour augmenter l’hygrométrie à l’intérieur du terrarium.
Après quelques arrosages (quand j’aurai vérifié que le sol ne s’est pas trop tassé et qu’il n’y a pas besoin de rajouter du terreau), je pourrai décorer mon terrarium avec des graviers et/ou des mousses aux pieds des plantes.

Alors, tentés de créer un terrarium ?

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