Le très merveilleux gâteau à l’orange

Il y a des personnes pour qui les semaines commencent le dimanche, d’autres préfèrent le lundi. Sans émettre aucun jugement – vraiment, chacun fait comme il veut ! – je suis de celles qui terminent la semaine par un dimanche soir, et qui en débutent une nouvelle chaque lundi matin. Et il y a des semaines qui commencent parfois bien mal… par exemple, celle-ci même que nous sommes en train de vivre vous et moi.

Sur les dix premières heures du lundi matin (de minuit à 10 heures du matin donc), j’ai été confrontée à :
– cinq réveils nocturnes du petit poussin (j’ai beau être patiente et me dire que c’est une chance d’avoir droit à un câlin supplémentaire et inattendu avec mon bout de chou au milieu de la nuit, je dois bien avouer qu’une fois les trois premiers réveils passés, le sentiment insidieux d’avoir un peu fait le tour m’envahit. Bon, heureusement, on se relaye avec le papa !)
– la neige pour blanchir nos contrées (et geler nos pieds, et nos routes… bonheur !)
– une grosse contrariété à La Poste (note pour moi-même : ne jamais retourner à La Poste un lundi matin, c’est trop casse-gueule).

Ça aurait pu débuter bien pire, mais ça aurait aussi pu débuter bien mieux.

Dans de telles situations, j’aime mettre le holà tout de suite, et prendre cinq minutes (ou deux heures) pour faire quelque chose qui me fait du bien, qui me laisse penser que j’ai encore un peu de prise sur la réalité et que je ne suis pas fatalement condamnée à subir une journée (ou une semaine) de m****.

En ce début de semaine, pour conjurer le sort et transformer une journée peu prometteuse en une journée agréable, j’ai choisi de cuisiner un gâteau à l’orange.

J’ai une technique infaillible pour trouver une bonne recette sur internet. Je recherche « meilleur(e) **nommer votre recette** au monde ». Par exemple, je peux chercher « meilleur gâteau au chocolat au monde », ou « meilleure recette de bugnes au monde ». J’ai tendance à penser que si un hurluberlu s’est tapé le culot d’appeler sa recette la meilleure du monde, c’est qu’à défaut d’être réellement la meilleure du monde, elle doit au moins amener à un résultat de l’ordre du très, très bon.
Pour le gâteau à l’orange, je n’ai pas besoin d’avoir recours à cette astuce. J’ai déjà une recette, que je tiens de ma grand-mère, qui l’a elle-même librement et légèrement adaptée de la recette de la grand-mère Blanc (grand-mère de Georges Blanc). Irais-je dire que c’est le meilleur gâteau à l’orange du monde ? Je n’oserais sans doute pas, même si mes papilles me font hésiter ! Je préfère l’appeler Le très merveilleux gâteau à l’orange.

Le très merveilleux gâteau à l’orange

2 oranges
(pour deux fois le jus d’une orange,
et deux fois le zeste d’une orange.
Le zeste doit être très fin : pour ma part, je le prélève avec l’éplucheur à légumes,
puis le broie dans mon robot pendant 4 à 5 secondes)

150 grammes de beurre doux

150 grammes de sucre + 115 grammes pour le glaçage

2 œufs

115 grammes de farine

1 paquet de levure chimique

Préchauffer le four à 200°C.
Faire un beurre pommade, et le mélanger avec le sucre. Dans un robot, on peut mettre le beurre (même un peu dur) avec le sucre et agiter le tout pendant 5 à 6 minutes.

Ajouter les ingrédients suivants un par un, en remuant bien la pâte après chaque ajout (toujours dans un robot : ajouter les ingrédients sur les couteaux en marche, et laisser remuer la pâte entre chaque ajout) : commencer par le jus d’une orange, un œuf, puis l’autre, la farine et enfin la levure. Pour finir, ajouter le zeste d’une orange.

Ma grand-mère préconise de faire cuire le gâteau dans un moule à manqué, mais comme je ne suis pas équipée d’un ustensile aussi sophistiqué, je prends un moule à brownie. J’obtiens un gâteau carré à la place d’un gâteau rond. Elle comme moi, nous tapissons les moules de papier sulfurisé : cela évite d’avoir à les beurrer et fariner.

Cuire 10 minutes dans le four à 200°C, puis baisser le four à 180°C et cuire encore 10 minutes supplémentaires. Sortir du four au bout de 20 minutes donc – laisser refroidir.

Préparer le glaçage en dissolvant les 115 grammes de sucre restant dans le jus de la seconde orange.

Démouler votre gâteau en le retournant sur une assiette, ôter délicatement le papier sulfurisé, et verser le glaçage sur votre gâteau en l’étalant bien avec un pinceau à pâtisserie, ou une lame (vous devriez avoir largement suffisamment de glaçage !).

La dernière étape consiste à saupoudrer le zeste de la seconde orange sur votre gâteau !

Et vous, pour embellir une journée qui démarre doucement, que faites-vous ?


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4 commentaires à propos de “Le très merveilleux gâteau à l’orange

    1. Bonjour Picou !
      Deux jours que j’en ai à la maison, il est moelleux à souhait, je me régale !
      N’hésite pas à me dire ce que tu en penses si tu le cuisines un de ces quatre matins 😉

  1. Coucou, je découvre ton blog par hasard via IG, et ça tombe bien j’ai une passion pour les oranges en ce moment ^^ Merci beaucoup pour la recette, le gâteau est excellent et a eu beaucoup de succès !

    1. Bonsoir Adèle !
      Quelle joie de savoir que cette recette a fait des heureux chez toi 🙂 Je pense essayer d’adapter la recette pour tenter avec des citrons… je croise les doigts pour que ce soit aussi bon 😉

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