2018, le point à mi-parcours

Juillet approche à grand pas, et alors que tout le monde se réjouit de la perspective des vacances, moi bizarrement, dans ma tête, je fais le point sur les six derniers mois qui se sont écoulés. Je dis « bizarrement » parce que jusqu’à maintenant, je n’ai jamais été une grande adepte ni des bonnes résolutions à chaque nouvelle année ou à chaque rentrée des classes, ni des bilans de fin d’année, de fin de parcours. Mais dans la mesure où cette année, en début d’année, je me suis fixée des objectifs, assez naturellement mon petit cerveau se met à mouliner en cette fin juin. Un vieux reste de mes cours de management de projet me laisse penser que ce n’est pas une mauvaise idée que de savoir où j’en suis, pour peut-être réajuster mes attentes pour la seconde moitié de l’année, ou rectifier le tir en cas de mauvais départ. Alors voilà, 2018, le demi-bilan !

Mon premier objectif était d’ouvrir mon blog. C’était un peu facile me direz-vous, cet objectif était déjà atteint au moment où je le rédigeais 😉
Donc, vis à vis de ce blog, où est ce que j’en suis six mois plus tard ? L’ai-je mené là où je le voulais, m’apporte t’il ce que j’en souhaitais ? La réponse est : a priori, ni oui, ni non ! (J’adore cette blague, quand c’est moi qui la fais. Vous, par contre, vous êtes priés de tenir compte du fait que j’ai entendu minimum une fois par jour pendant toute mon enfance « Ninon, tu veux jouer à ni oui ni non ? » et d’en tirer les conclusions que vous voulez (indice : si vous pensez que ça ne me fait plus trop rire, vous ne faites pas fausse route.).)
J’ai ouvert ce blog sans réellement savoir ni ce que j’en attendais, ni ce que je voulais en faire (un projet bien défini et profondément mûri donc).
J’ai un peu tout découvert de la blogosphère avec l’ouverture de mon blog ; j’ai lu environ 1594 trucs et astuces pour gagner des lecteurs, faire grandir son blog, améliorer son référencement naturel, optimiser son instagram et/ou pinterest au profit de son blog, gagner de l’argent grâce à son blog, automatiser ses publications RS, et même trouver l’inspiration pour rédiger des articles percutants. Vous voulez mon avis sur la question ? (Si la réponse est non, et bien tant pis pour vous !) Il faut arrêter de se prendre autant au sérieux, et de s’inventer des problèmes ! Si vous n’avez pas d’inspiration pour écrire, n’écrivez pas (je me tâte à ajouter un b***** de m****) (à moins que vous y soyez obligés pour nourrir votre famille) !
Dans le même temps, j’ai lu des blogueuses en burn-out, des remises en questions, des « adieu, on se retrouve ailleurs ..?! » et autres « la blogo, c’est plus ce que c’était, mais qu’est ce que je fiche ici désormais ?! ». Quand on est toute jeune blogueuse débutante, lire ce genre de blogocrisis, ça fait réfléchir.
J’ai été témoin d’une masturbation pseudo-intellectuelle sur le fait que Hellocoton s’appelle désormais Les Influenceuses, sur le fait qu’il y a des tricheurs sur instagram qui gâchent le game (excusez-moi, mais : ça vous étonne ???), j’ai lu des utilisatrices se plaindre des débats agressifs de twitter sans se priver d’en initier environ un par semaine.
J’ai aussi vu des jolis blogs publier de jolis articles sans jamais jouer le jeu de la polémique, et grâce à eux, j’ai trouvé la voix que je voulais suivre : je souhaite écrire ici comme j’écrirais à une amie. Sans m’imposer de rythme, sans m’imposer de sujets, sans m’imposer de trame, sans me forcer à mettre une photo sous chaque paragraphe, sans non plus penser que mon propos ne sera pas compris s’il n’y a pas au moins un mot en gras toutes les trois phrases. Voilà, voilà ; et qui m’aime me lise !

Mon second objectif était de ne me concentrer que sur l’essentiel. Ce serait bien prétentieux que de dire que j’ai réussi à 100%, que ces six derniers mois n’ont été que lâcher prise et zenattitude vis à vis des choses futiles de la vie. Pour autant, je ne me suis pas lancée dans une cinquantaine de projets ingérables, sans non plus ne rien entreprendre du tout : j’ai réfléchi posément plus souvent qu’à mon habitude avant de m’engouffrer dans de nouvelles aventures ; j’ai organisé ma wish-to-do-list en fonction de mes priorités et de mes capacités à mener à bien mes projets ; j’ai appris que l’on pouvait remettre à demain ou à dans six mois ou à dans un an sans pour autant abandonner. Je ne me souviens pas m’être pris la tête démesurément pour ce qui n’en vaut pas la peine. Je me suis immensément moins sentie frustrée par ma vie de jeune maman qu’il y a 2 ans. Pourtant, mon congé maternité a été, à l’instar du précédent, rempli de journées où l’activité n°1 est l’allaitement, et où le seul créneau pour une douche tombe entre 22h et 23h (d’épuisement, je passe mon tour, merci.).
Il y a bien toujours des moments, plus ou moins longs, plus ou moins intenses, où je me perds, où je ne sais plus où donner de la tête, où je sens que mes tourbillons intérieurs retrouvent de la vigueur pour m’assaillir un peu plus ; il y a des moments où je n’arrive plus à me centrer, où je me dis que si l’on m’offrait 60 balles je ferais bien une séance de sophrologie ; il y a bien des moments où je m’emmêle les pinceaux à prendre les « il faudrait » pour des « il faut ». Mais globalement, je ne m’en sors pas trop mal – s’il y avait un diplôme à la fin, je me donnerais un 12/20 avec les encouragements du jury, l’appréciation pourrait être « De bonnes bases, de gros efforts qui commencent à payer, continue dans cette voie sans te décourager. »

L’objectif n°3 portait sur la photographie. Alors… alors… Hum, pour être vraiment contente de moi en fin d’année, il va falloir que je m’y mette encore plus sérieusement sur les six prochains mois.
→ Est-ce que j’ai fait plus de photos ? Oui, indéniablement !
→ Est-ce que c’est suffisant pour moi ? Non.
Je n’ai ressorti que mon reflex… c’est déjà pas mal ! Mais j’ai aussi deux appareils instantanés, et plusieurs argentiques lomo qui ne demandent qu’à être utilisés. (En plus, j’ai une pellicule dans mon Diana mini qui doit être largement périmée, depuis le temps qu’elle est ouverte – 1 an et demi – il est donc grand temps que je prenne les 5/6 clichés restants et que je fasse développer tout ça !)
Par contre, gros point positif qui me rend bien heureuse : sous l’impulsion de Ben, je trie désormais mes photos au fur et à mesure, et je les classe (et parfois même les édite – on ne m’arrête plus !) suivant ce que je veux en faire (impression, livre photo). Je prépare des dossiers pour créer des livres photos pour mes enfants. Pour le plus grand, je suis même en train de revenir en arrière et de trier plus de deux ans de photos : j’aimerais lui faire à lui aussi l’album de sa première année, puis l’album de sa seconde année. Ensuite, je m’attellerai à faire l’album de nos vacances été 2014 (il n’est jamais trop tard, n’est ce pas ?).
Pour les six prochains mois, je me fixe donc de nouveau le cap de faire encore plus de photos, et surtout de varier les supports. Et j’ajoute la finalisation des deux premiers albums de mon grand comme nouvel objectif.

Enfin, mes placards se vident-ils, comme je le souhaitais avec mon objectif n°4 ? La réponse est OUIIIIII !
Dans ma salle de bain, aucun nouveau produit n’est venu encombrer inutilement mon vanity. En six mois, je n’ai acheté que deux bouteilles de shampoing, parce que j’en avais besoin, et l’une d’entre elles n’est pas entamée. Je m’applique à épuiser mon stock de gels-douche par tous les moyens possibles (dans ma cuisine et ma salle de bain, j’ai mis du gel douche dans les distributeurs à savon pour les mains) (j’ai hâte de passer au savon solide !), et j’utilise les restes de mes anciens après-shampoings cracra siliconés pour faire glisser le rasoir lorsque je me rase les jambes.
Dans ma cuisine, mon stock de thés, tisanes et confiture diminue sensiblement ! Je n’ai pas le décompte précis des paquets que j’ai terminés ; plus de trois, c’est une certitude. Dont deux que j’avais depuis plusieurs années, et un que l’on m’a offert à Noël dernier. Ici encore, je n’ai rien acheté de nouveau, et je pense que mes réserves me permettront de tenir encore une année assez facilement sans avoir besoin de faire des emplettes de ce côté là !

Pour conclure, mon bilan de mi-année est assez positif 🙂 Au cours des six prochains mois, je me souhaite d’atteindre un plus grand niveau de lâcher prise, pour vraiment utiliser mon énergie et mes ressources pour les choses qui me tiennent à cœur, en faisant l’effort de laisser le reste de côté, sans que cela ne me bouffe, ne m’énerve, ou ne réveille la pile électrique qui sommeille en moi et qui n’attend qu’une étincelle pour repartir en mode « coup de speed ». Je me souhaite de faire pleins de photos, de documenter notre vie, pour nous, pour nos enfants, pour leur montrer plus tard, comme nous étions beaux – ou pas, personne n’est beau à 15 ans, l’adolescence est vraiment une sale période ingrate ! – quand nous étions jeunes avec papa, comme nous étions niais et gaga au passage à trois, puis comme nous étions heureux, tous ensemble, tous les quatre.

Et chez vous, ça donne quoi le bilan à la mi-année ?

Crédit photos :
rawpixel et Green Chameleon on Unsplash


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4 commentaires à propos de “2018, le point à mi-parcours

  1. Très sincèrement et en prenant en considération que tu as aussi eu un bébé dans la période, je trouve ton bilan très bon et surtout très sain : continues à garder ton plaisir, simple, au coeur de tout et tu n’en seras que plus épanouie! Top!

    1. Merci Picou pour ce retour ! Oui, continuer à faire les choses avec plaisir, c’est bien l’essentiel ! Garder la tête froide, et avancer plus ou moins droit vers son cap, son essentiel 🙂

  2. Je me répète un peu mais je trouve toujours que tes articles dégagent quelque chose de très positif, de très serein, donc je pense que le 12/20 est amplement mérité et même un peu sous-estimé 😉
    Je te souhaite de continuer sur cette jolie lancée pour les six mois qu’il reste à l’année.

    1. Hello Lumi,
      Oh, merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche ! S’il semble un peu sous-estimé, c’est peut-être aussi que mes objectifs si très (trop) hauts, et que j’ai la notation sévère sur une échelle biaisée ? (A creuser, à creuser…)

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